Un premier week-end fortissimo !
11/06/2007
Habitués du festival et amateurs se sont une nouvelle fois massivement déplacés à Sully-sur-Loire et, pour la première fois dans le cadre de ce festival, au théâtre d'Orléans.

Pas vraiment de temps mort pour ce premier week-end d'ouverture qui, une nouvelle fois, a su conquérir les amateurs de classique. Il faut dire que la programmation affichait, comme à son habitude, quelques-uns des plus grands "ténors" du genre. Comme Sergueï Babayan, vendredi soir. Accompagné par le plus vieil orchestre parisien, l'ensemble Pasdeloup (créé en 1861), celui que la critique surnomme le "Poète du piano" a littéralement transporté la salle Touchard du Carré Saint-Vincent avec une interprétation très vivante du concerto n°1 de Brahms. Une œuvre qui, pour l'artiste, "permet de s'élever dans le ressenti de la musique". De l'émotion également samedi après-midi dans un cadre plus intimiste avec François Salque et l'Ensemble de violoncelles de Paris. On retiendra notamment l'interprétation particulièrement enjouée de la Danse des Elfes de David Popper. En soirée, le célèbre et très attendu Augustin Dumay a fait quasiment salle comble. Dignement accompagné par l'orchestre Centre-Tours, le violoniste et chef d'orchestre a soulevé des tonnerres d'applaudissements tant sa prestance singulière alliée à son exceptionnelle virtuosité dans l'interprétation de Mozart touche le public au cœur.
Des voix d'anges en final
Pour clore ce premier week-end, Sully accueillait dans le cadre remarquable de l'église Saint-Germain récemment rénovée, le pianiste grec Prodromos Symeonidis (2e Prix au Concours International de Piano d'Orléans 2006), qui a remarquablement interprété un superbe programme associant Beethoven, Fauré, ou Ravel et des compositeurs moins joués comme Hindemith et Murail.
Enfin, moment quasi-céleste en compagnie de la Maîtrise de la Chapelle Royale de Copenhague, qui a véritablement illuminé l'église St-Pierre du Martroi par la pureté cristalline des voix entremêlées de 24 jeunes garçons et 14 adultes. Ce chœur, l'un des plus anciens de Scandinavie a séduit l'assistance sur des chants scandinaves de printemps et d'été en 1900 ou encore sur Salve Regina de Liszt, Prière du soir de Neils la Cour et Cinq chants de chérubins de Tchaïkovski. À vraiment vous laisser sans voix.
Retrouvez les temps forts de ce premier week-end en images sur www.festival-sully.com
Estelle Boutheloup