Le jazz manouche au cœur du classique
09/06/2009
Pour ce dernier week-end de festival, un grand moment attend les inconditionnels du genre musical créé par Django Reinhardt et aujourd’hui magnifiquement prolongé par le célèbre Trio Rosenberg et les tout jeunes guitaristes de l’ensemble Selmer # 607.
Du baroque pour commencer
C’est avec les « Scènes d’Italie » que le public se plongera dans la musique de chambre mercredi soir à la Collégiale de Meung-sur-Loire. Considéré comme l’un des plus remarquables ensembles de ce genre, le Quatuor à cordes Brodsky (Prix de la Royal Philarmonic Society en 2008) interprètera Crisantemi de Puccini, le Quatuor à cordes n°4 en si mineur op.44 de Boccherini, le Quatuor ”Dorico” de Respighi et enfin le Quatuor à cordes de Verdi.
Changement radical de rythme jeudi soir à la salle des fêtes de Montargis. Du swing et de l’émotion en perspective pour les fans de Django Reinhardt. En première partie, l’ensemble Selmer # 607, où une nouvelle génération de jazz manouche s’en donnera à cœur joie en glissant sur les cordes de la mythique guitare Selmer n°607, un bijou de 1946 récemment restauré. Ils passeront ensuite la main au Trio Rosenberg, véritable référence dans l’univers international du jazz manouche. Une affaire de famille puisqu’aux côtés du guitariste soliste virtuose Stochelo Rosenberg officient à la pompe (la guitare rythmique) son cousin Nous’che et à la basse son frère Nonnie. La complicité de ces trois-là est évidente et ils ne manqueront pas d’enchanter et d’enthousiasmer le public par un dosage subtil de rythmes endiablés et de ballades mélancoliques.
Deux fois 1704
Le lendemain, le Collegium 1704 et le Collegium Vocale 1704 seront à la Cathédrale Ste-Croix d’Orléans, pour une soirée entièrement consacrée à Georg Friedrich Haendel. L’orchestre baroque et son ensemble vocal, originaires de Prague, y interpréteront La Resurrezione (HWV 47), le premier oratorio sacré de Haendel, créé en 1708.
On retrouvera ensuite le Collegium 1704 samedi soir en l’église St-Germain de Sully. Au programme cette fois, musique religieuse baroque italienne et germanique à travers deux compositeurs contemporains : Giovanni Battista Pergolesi (Stabat Mater) et Jan Dismas Zelenka (Responsoria pro hebdomada sancta ZWV 55 et Responsoria pro hebdomada sancta).
Enfin, pour clore ce 36e Festival de Sully et du Loiret, le violoniste Julien Szulman et le pianiste François Dumont se produiront au château de Sully dimanche matin à 11h.
Il s’agira d’un récital commenté, en partenariat avec le Concours Long-Thibaud, dont Julien Szulman a obtenu récemment le 5e prix, ainsi que de nombreuses distinctions internationales, François Dumont ayant quant à lui été entre autres lauréat du prestigieux Concours Reine-Elisabeth de Bruxelles. Seront à l’honneur pour cette ultime matinée : Ludwig van Beethoven avec la Sonate pour violon et piano N°7 en do mineur, Sergueï Prokofiev et les Cinq Mélodies et Guillaume Lekeu avec la Sonate pour violon et piano en sol majeur.
E.B.