Beethoven fait vibrer le Carré St Vincent
09/06/2008
Lors de ce second week-end du Festival, le jeune pianiste russe Ilia Rachkovski a littéralement conquis le public samedi soir, dialoguant en toute complicité avec le London Mozart Players placé sous la direction de Nicolae Moldeveanu.
Pour ce second concert à Orléans, après la Maîtrise de Notre-Dame de Paris à la Cathédrale vendredi soir, les mélomanes sont une nouvelle fois venus nombreux au Carré Saint-Vincent. Au programme, un début de concert enjoué, avec l’ouverture des Noces de Figaro : du Mozart donc, London Mozart Players oblige. Pour cette formation, l'un des principaux orchestres de chambre anglais, officiant sous la baguette du très réputé chef roumain Nicolae Moldeveanu, 2008 est placée sous le signe de Beethoven (l’orchestre est engagé cette année dans un cycle consacré au compositeur allemand).
De Mozart à Beethoven
La soirée s’est poursuivie avec le Concerto n°3 en ut mineur op. 37, une œuvre souvent considérée comme le plus sombre des cinq concertos pour piano de Ludwig van Beethoven. Une partition qui a permis au talentueux pianiste russe de 24 ans, Ilia Rachkovski, de séduire les connaisseurs par la subtilité de son jeu. Une impression confirmée avant l’entracte lorsque le pianiste, bissé, s’est lancé dans une interprétation particulièrement envoûtante de la célèbrissime sonate n°14 en do dièse mineur op. 27 n°2 (la fameuse sonate au clair de lune) de Beethoven. Enfin, pour la deuxième partie de concert, le public a pu apprécier la Symphonie n° 4 dite « Italienne » en la majeur op. 90 de Mendelssohn.
E.B